ATTENTAT DE NICE… ENCORE UNE POLEMIQUE PAR UNE POLICIERE…

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Une policière subit des pressions pour les effacements des bandes vidéos.. Un attentat avec beaucoup d’ombres au tableau…

SOURCE  http://www.leparisien.fr/faits-divers/attentat-a-nice-une-policiere-municipale-pretend-avoir-subi-des-pressions-24-07-2016-5990957.php#xtor=AD-1481423553&nli=r

 

nouvel élément dans la polémique. Sandra Bertin, la policière aux commandes de la vidéosurveillance de Nice (Alpes-Maritimes), le 14 juillet, le soir de l’attentat qui a fait 84 morts et plus de 330 blessés, assure dans «le Journal du dimanche» avoir subi des pressions du ministère de l’Intérieur concernant le traitement des images.

 

Le lendemain de l’attentat, elle explique avoir «eu affaire à une personne pressée qui m’a demandé un compte rendu signalant les points de présence de la police municipale, les barrières, et de bien préciser que l’on voyait aussi la police nationale sur deux points dans le dispositif de sécurité. Je lui ai répondu que je n’écrirais que ce que j’avais vu. Or la police nationale était peut-être là, mais elle ne m’est pas apparue sur les vidéos». «Cette personne m’a alors demandé d’envoyer par e-mail une version modifiable du rapport (…) J’ai été harcelée pendant une heure, on m’a ordonné de taper des positions spécifiques de la police nationale que je n’ai pas vues à l’écran (…) J’ai finalement envoyé par e-mail une version PDF non modifiable et une autre modifiable», ajoute-t-elle dans le JDD.

 

Cazeneuve parle d’«accusations indignes»

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé ce dimanche porter plainte pour «diffamation». «Contrairement à ce que Madame Bertin affirme, ce n’est en aucun cas le cabinet du ministre de l’Intérieur qui a envoyé un commissaire au CSU (centre de supervision urbain) ou qui aurait eu des échanges avec elle», explique-t-il dans un communiqué, en rappelant que c’est sous la «seule autorité» du procureur de Paris «que des policiers enquêteurs ont été dépêchés au CSU de Nice».

 


Nice: “À aucun moment le cabinet du ministre de... par BFMTV

«Il serait très utile que Madame Bertin soit auditionnée par les enquêteurs et puisse leur produire les identités et les fonctions des personnes qu’elle met en cause, les mails qu’elle évoque et leur contenu». «Les accusations indignes de ce jour s’inscrivent dans la suite des polémiques virulentes que certains élus de Nice ont souhaité entretenir puis alimenter chaque jour depuis le terrible attentat du 14 juillet», dénonce-t-il en appelant «chacun à reprendre ses esprits».

 

«Il n’y a jamais eu la moindre fuite d’images»

 

Une polémique oppose depuis plusieurs jours Christian Estrosi, président (LR) de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et maire adjoint de Nice, à Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, sur le nombre de fonctionnaires de police nationale présents ce soir-là et sur le dispositif de sécurité en général, images de vidéosurveillance à l’appui. L’inspection générale de la police nationale (IGPN) doit rendre un rapport cette semaine. De plus, la sous-direction antiterroriste (Sdat) a demandé à ce que les enregistrements vidéo soient effacés afin d’éviter la diffusion des images. La mairie de Nice s’y est opposé.

 

Mis en cause pour son absence aux réunions préparatoires des festivités du 14 juillet, Christian Estrosi a réagi sur son compte Twitter.

Pour le président du conseil départemental et député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti (LR), les déclarations de cette policière municipale sont « un élément de plus » confirmant « l’impression que le ministère de l’Intérieur ne joue pas la transparence ». « Ce témoignage (…) pose des questions très, très graves, une prise de position extrêmement troublante (…) c’est un élément de plus qui démontre que quelque chose n’est pas transparent », a déclaré M. Ciotti sur France Info.

 

Le Front national (FN), pour sa part, voit dans cette polémique la confirmation de ses craintes d’«une tentative de dissimulation de la vérité». «Le ministère de l’Intérieur donne le sentiment de chercher à empêcher que n’éclate la vérité dans ce qui devient une affaire d’État», dénonce le Front dans un communiqué. «Le dispositif de sécurité était-il suffisant et conforme aux plans prévus ? Y a-t-il eu des défaillances ce soir-là ? Que cherche à dissimuler le ministère de l’Intérieur ?» ajoute le FN, qui demande une nouvelle fois la démission de Bernard Cazeneuve.

 

Concernant l’effacement des images de vidéosurveillance, la policière municipale Sandra Bertin, qui est aussi secrétaire générale du Syndicat autonome de la fonction publique territoriale (SAFPT) de Nice, explique qu’«il n’y a jamais eu la moindre fuite d’images de notre part».

 

Par ailleurs, cette fonctionnaire souligne que les équipes n’ont pas pu arrêter (le camion). On ne crève pas les pneus d’un 19 tonnes avec un revolver !» «Si les policiers municipaux «avaient été armés comme nos collègues de la police nationale, une de nos revendications, ils auraient pu le stopper», assène-t-elle.

 

Une comparaison malheureuse avec le Bataclan

Autre polémique qu’elle tente de désamorcer : le fait que le camion n’ait pas été signalé lors de repérages effectués par le terroriste les jours précédant le 14 juillet. «Le problème, c’est qu’il n’est pas aberrant de voir un camion de 19 tonnes sur la promenade des Anglais. Tous les jours, ce type de poids lourd vient livrer les hôtels, approvisionner les plages. Ce ne sera pas le premier ni le dernier».

 

Enfin, elle salue le travail de ses collègues avec une comparaison qu’elle reconnaît elle-même comme étant maladroite. «Le camion est repéré vingt secondes après son entrée sur la promenade par la police municipale. Je suis sidérée par les accusations sur notre travail. Ce soir-là, le terroriste est neutralisé en une minute, contre deux heures au Bataclan (le 13 novembre 2015, lors d’attentats multiples à Paris et Saint-Denis). Je suis désolée pour la comparaison malheureuse.»

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