Une société qui vend officiellement des placebos

placebo

VENDRE DU « VIDE » AMÉLIORE LA SANTÉ…

BIG PHARMA A BIEN COMPRIS CELA DEPUIS LONGTEMPS …

IL EST TEMPS QUE L’ON AGISSE SUR NOTRE SANTÉ, NOTRE MENTALE, NOTRE SPIRITUALITÉ…

LE PLACEBO FONCTIONNE … MAIS POURQUOI DEVONS NOUS EN PRENDRE POUR SE SENTIR BIEN ??

IL EST  PLUTÔT LA LE PROBLÈME ??

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Une société qui vend officiellement des placebos

Simon Bolingbroke ne s’est pas arrêté là. Il a décidé d’aider les autres patients à réduire eux aussi leur consommation de médicaments (et les effets indésirables qui vont avec) en prenant des placebos.

Il a créé la société Aplacebo avec un ami, pour vendre des placebos en ligne. Il envoie des gélules qui sont faites de la même gélatine que celles utilisées par l’industrie pharmaceutique, sauf qu’elles sont vides.

La boîte est conçue pour ressembler au maximum à une boîte de médicaments, avec un jargon scientifique et médical recherché. Il y a des mises en garde, une notice d’utilisation très longue et très compliquée, ainsi qu’une liste d’ingrédients qui paraissent sérieux : « azote (78.084 %), oxygène (20,946 %), argon (0,934 %), dioxyde de carbone (0,039 %) ».

Cette composition est réelle : elle correspond « scientifiquement » à… l’air que nous respirons !

Tout cela paraît délirant. On n’imagine pas un instant des personnes dépenser leur argent chèrement acquis dans une blague pareille. Mais l’enquêteur qui a interviewé Bolingbroke, et qui se déclare lui-même sceptique, a malgré tout essayé. Il raconte :

« De retour dans ma cuisine, j’ouvre la boite de placebo et avale deux gélules avec un verre d’eau, au-dessus de mon évier, exactement comme je le fais habituellement avec des antidouleurs quand j’ai mal au dos. J’essaye d’imaginer les endorphines que mon cerveau s’est mis à fabriquer. Puis, j’attends pour voir ce qui va se passer.

Il ne s’agit pas d’une expérience scientifique, loin de là. Mais au bout de 20 minutes environ, mon mal de dos a vraiment commencé à disparaître. Ayant évité ma mini-crise, je peux me remettre au travail. Et je me sens libéré, heureux, plus fort, de savoir que tout ce dont j’avais besoin pour me soulager était… mon propre cerveau. [6] »

Et de fait, sur Amazon, on vend désormais des boîtes de placebo qui ne reçoivent que des commentaires élogieux des clients ! Le « Zeebo », vendu 24,90 $, a ainsi une note de 4,5 sur 5 !

Simon Bolingbroke était soldat de l’armée britannique en Rhodésie (aujourd’hui le Zimbabwe) dans les années 70, lorsqu’il fut piqué par une tique.

De retour en Angleterre, il commença à souffrir d’une foule de symptômes, notamment des migraines, une fatigue chronique écrasante, des rhumatismes et des douleurs musculaires.

Ses médecins n’y comprenaient rien.

Le temps qu’ils s’aperçoivent qu’il s’agissait de la maladie de Lyme, une infection bactérienne transmise par les tiques, la maladie s’était propagée à son système nerveux, irrémédiablement atteint.

Bolingbroke vit aujourd’hui en chaise roulante et souffre de douleurs permanentes provoquées par ses nerfs, mais par erreur. « Ce sont de fausses douleurs », explique-t-il. « Mon système nerveux ne marche plus correctement et m’envoie des signaux erronés. Je n’arrive plus à distinguer le chaud du froid. Lorsque je cuisine ou que je prends un bain, je dois faire très attention à ce que je touche car je peux me brûler sans m’en apercevoir. »

De nombreux médicaments lui ont bien sûr été prescrits pour lutter contre ses symptômes – il est arrivé au point où il devait prendre neuf médicaments à la fois, des antidouleurs jusqu’aux antidépresseurs. Ces médicaments allégeaient ses souffrances mais ils lui provoquaient des changements d’humeur de plus en plus violents. « Ils me donnaient tour à tour des envies de meurtre et des idées suicidaires », explique-t-il. « Je n’étais pas agréable. »

Et c’est là que Bolingbroke découvrit des recherches scientifiques sur « l’effet placebo ».

L’effet placebo est l’effet de notre imagination sur notre corps, qui nous aide à nous sentir mieux mais aussi à aller réellement mieux lorsque nous bénéficions d’un traitement médical, indépendamment du fait que ce traitement soit actif ou non.

Une étude de 2015 a montré que le placebo est efficace même si l’on explique au malade qu’il s’agit d’un « faux » médicament [1].

Bolingbroke décida de se sevrer lui-même de ses médicaments. Un à un, très progressivement, il les remplaça par des pilules inertes qu’il fabriquait lui-même, à base d’amidon et de mie de pain

Aujourd’hui, il dit ne prendre « quasiment plus aucun » médicament contenant des substances actives.

Lorsqu’on lui demande s’il supporte ses douleurs aussi bien avec ses placebos qu’avec des médicaments antidouleur, il réfléchit un moment et répond : « Il me semble manifestement que c’est le cas. »

Le placebo marche vraiment

Comment marche le placebo ? Comment notre « imagination » peut-elle avoir un effet réel sur notre corps ?

L’explication médicale est aujourd’hui connue.

Nous sommes tous capables de synthétiser nous-mêmes une part des « médicaments » dont nous avons besoin :

  • Antibiotiques, via notre système immunitaire
  • Antidouleurs, via les endorphines, des neuro-hormones que nous fabriquons dans notre cerveau et qui fonctionnent comme la morphine, sans les effets secondaires
  • Antidépresseurs, via la sérotonine, le neurotransmetteur du « bonheur »
  • Antihypertenseurs, via l’oxyde nitrique qui dilate nos artères et que nous fabriquons à partir des nitrates de notre alimentation
  • Anti-inflammatoires, via le cortisol qui est fabriqué dans nos glandes surrénales…

Le placebo agit comme un signal pour donner au corps l’ordre de se guérir, en déclenchant la fabrication de ces substances.

C’est pourquoi l’on peut observer médicalement une baisse de la tension artérielle, une régulation du rythme cardiaque, une désactivation des zones de la douleur dans le cerveau, après la prise d’un placebo.

Cet effet n’est pas symbolique. Il peut-être aussi fort que les médicaments actifs eux-mêmes.

Par exemple, plusieurs études scientifiques récentes publiées dans le JAMA et le Lancet ont montré que le placebo marche en général aussi bien que les antidépresseurs chimiques [2].

Les placebos atteignent 91 % de l’efficacité des médicaments antidouleurs dans les essais cliniques américains [3].

Pour la maladie de Parkinson, une étude publiée dans la revue Neurology en 2015 a montré qu’un placebo augmentait autant les capacités physiques que le traitement standard de la maladie, le Levodopa [4]. « Une des raisons de la force de l’effet placebo est qu’il fonctionne via la dopamine », qui est précisément le neurotransmetteur qui manque aux malades de Parkinson, a expliqué l’auteur de l’étude, le Dr Alberto J. Espay, professeur associé de neurologie à l’Université de Cincinnati. « Nous fabriquons plus de dopamine lorsque nous nous attendons à un effet important.

source : La Lettre Santé Nature Innovation

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