Comment le sucre apaise les angoisses

sucre
QUAND NOTRE MODE DE VIE SOIT DISANT MODERNE NOUS REND ADDICT AUX SUCRES ET DROGUES….
C’EST LA VIE MODERNE ET L’ÉVOLUTION ?
IL SERAIT TEMPS DE RÉAGIR !
Si nous consommons 10 à 15 fois plus de sucre qu’il y a un siècle, ce n’est pas un hasard. D’après de récentes études, le stress appelle le sucre, et le sucre calme le stress…

Depuis les études pionnières menées par l’endocrinologue Hans Selye au milieu du xxe siècle, on sait que l’organisme répond au stress par le biais de la mobilisation du système nerveux et d’une panoplie d’hormones. L’objectif est alors d’alimenter le coeur, les muscles et le cerveau en carburant, c’est à-dire en glucose, pour faire face à la situation. Dans ces conditions, il n’est pas surprenant que certaines personnes se jettent sur les confiseries. Du reste, une expérience menée récemment par des chercheurs américains a montré qu’un peu de sucre pourrait se révéler une bonne arme antistress.

Pour parvenir à cette conclusion, à l’université de Californie, Kevin Laugero et son équipe ont demandé à deux groupes de femmes de boire matin, midi et soir, et pendant une douzaine de jours, soit une boisson «light» à l’aspartame, soit un breuvage sucré. Avant comme après l’expérience, l’activité de leur cerveau a été enregistrée lors d’un test psychologique, de même que leur taux de cortisol, l’une des hormones du stress. Résultat: les volontaires ayant consommé du vrai sucre voient davantage leur concentration de cortisol baisser que celles qui n’ont bu que du «light». De plus, lors du test psychologique, c’est-à-dire dans une situation un peu stressante, les premières montrent un hippocampe plus actif que les secondes. Cette région du cerveau est non seulement impliquée dans la mémoire, mais elle intervient également dans la perception des tensions: avaler un peu de sucre aurait donc pour effet d’inhiber la réponse au stress, entre autres via l’hippocampe.

Quand des hormones nous poussent à manger sucré

Quant aux mécanismes nous incitant à jeter notre dévolu sur des sucreries quand nous sommes stressés, une autre équipe américaine, de Philadelphie, les a partiellement dévoilés l’an dernier. Que se passe-t-il quand nous sommes assaillis par l’inquiétude, la peur ou l’angoisse? Passée la première réaction de l’organisme, avec la libération de noradrénaline et d’adrénaline qui jouent sur le rythme cardiaque et la pression sanguine, le corps passe en mode résistance et produit d’autres hormones dès que le stress s’installe. Le cortisol fait partie de ces hormones que l’on appelle glucocorticoïdes. Or en menant l’enquête sur des souris, Rockwell Parker, professeur de biologie à la Washington and Lee University, et ses collaborateurs ont constaté que les bourgeons du goût présents sur le dessus de la langue sont très sensibles aux glucocorticoïdes: ils possèdent des récepteurs qui leur sont dédiés.

D’après leurs résultats, les bourgeons les mieux équipés pour répondre à l’action des glucocorticoïdes sont ceux chargés de détecter le sucré et l’«umami», c’està- dire le goût savoureux. Et dès lors qu’une souris est stressée, la quantité de récepteurs dans ses bourgeons du goût augmente de 77%! Les chercheurs en concluent que la hausse du taux de cortisol générée par le stress perturbe la perception des différentes saveurs, en nous poussant à opter pour des aliments sucrés. Le risque est alors que cette arme antistress se retourne contre l’organisme. Car transformée en habitude, la consommation excessive de sucre va de pair avec de nombreux troubles, comme l’obésité et le diabète.

 

 

source

 

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2016/08/12/25294-comment-sucre-apaise-angoisses

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