COMMENT ÉVITER LA DÉPRESSION DE L’AUTOMNE QUI TOUCHE 5 MILLIONS DE FRANÇAIS !

depression

Vous arrive-t-il d’éprouver certains de ces symptômes ?

  • Tristesse
  • Perte d’intérêt et du plaisir
  • Sentiment de dévalorisation
  • Idées de mort
  • Perte d’appétit
  • Troubles du sommeil
  • Troubles de l’attention et de la mémoire
  • Asthénie (fatigue sans effort produit)
  • Ralentissement psychique et physique

Il s’agit des 9 symptômes caractéristiques de la dépression selon l’OMS et l’Association américaine de psychiatrie.

Pour que le diagnostic de dépression puisse être posé, la personne doit en manifester au moins 5 tous les jours et depuis deux semaines, dont les deux premiers obligatoirement.

Jusqu’à 5 à 7 symptômes, la dépression est considérée comme légère à modérée. À partir de 8, elle est définie comme sévère.

Un fléau qui n’épargne personne

La dépression détruit chaque année des centaines de millions de personnes. En France, les chiffres sont effrayants. On parle de plus de 5 millions de personnes.

Les dernières études scientifiques ne sont pas optimistes : 19 % des Français ont vécu ou vivront une dépression au cours de leur vie (c’est quasiment 1 personne sur 5 !) et entre 50 à 80 % d’entre eux connaîtront une récidive. Dans 15 à 20 % des cas, une dépression chronique est même à craindre.

La dépression suit des mécanismes bien particuliers. Les connaître, c’est pouvoir les modifier et donc guérir.

Sur le plan biochimique par exemple, la dépression est caractérisée par une perturbation du fonctionnement des messagers chimiques du cerveau : les neurotransmetteurs. En fonction de la zone du cerveau, cela peut concerner la noradrénaline (un précurseur de l’adrénaline), comme la dopamine (un des neurotransmetteurs du bien-être). Or, la baisse de la dopamine provoque une diminution des endorphines, une sorte de morphine normalement fabriquée par notre organisme. Ainsi, les dépressifs, en plus d’un mal-être psychique éprouvent parfois de véritables souffrances physiques.

Ce que vous risquez si vous êtes dépressif

  • une vie sociale et familiale perturbée
  • des problèmes de surpoids à cause d’un profond laisser-aller dont une alimentation négligée ou a contrario une perte de poids spectaculaire quand l’appétit est en chute libre
  • de l’hypertension et des risques de problèmes cardiaques
  • une vulnérabilité accrue aux infections de toute sorte
  • une perte de mémoire et le déclin du système cognitif (une étude par IRM révèle que plus la durée de la dépression est importante, plus la perte de volume de la matière grise du cerveau l’est également)
  • le suicide

Le risque de tentative de suicide est même multiplié par vingt-et-un en cas d’épisode dépressif, et par quatre en cas de rémission partielle par rapport à la rémission complète. Au final, entre 5 à 20 % des patients se suicident. On enregistre environ 11 000 décès par suicide en France chaque année. Voilà le vrai visage de la dépression. Dans la tranche d’âge de 10 à 19 ans, la dépression est la principale cause de maladie et de handicap, tandis que le suicide est la troisième cause de décès. Cela doit cesser.

Des solutions inefficaces et dangereuses

Prescrits dans la plupart des cas par les médecins ou les psychiatres, les antidépresseurs ont finalement peu d’efficacité pour les dépressions légères ou modérées. Une méta-analyse inspirée de quarante-sept études a ainsi montré que les antidépresseurs ne fonctionnaient pas mieux qu’un placebo chez la majorité des personnes souffrant d’une dépression. En plus d’être inefficaces, ils peuvent s’avérer dangereux. Voici une liste non exhaustive des effets secondaires des antidépresseurs :

  • réactions cutanées ;
  • sécheresse buccale ;
  • constipation ;
  • rétention urinaire ;
  • vision trouble ;
  • tachycardie ;
  • confusion mentale ;
  • tremblements des extrémités ;
  • prise de poids par inhibition du centre de la satiété ;
  • levée de l’inhibition suicidaire ;
  • mouvements anormaux involontaires du corps, en particulier du visage, permanents même après l’arrêt du traitement (dyskinésie tardive) ;
  • baisse de la libido ;
  • troubles de l’érection ;
  • toxicité hépatique ou hématologique.

Lorsque les risques de récidive sont évalués, le recours à la psychothérapie s’avère par ailleurs plus efficace que les médicaments. Mais il y a une limite car dans les cas les plus avancés, les traitements psychiatriques courants ne sont pas la solution idéale. Sans être forcément néfastes, ils ne soignent pas la véritable cause.

La médecine chinoise, elle, propose de vraies solutions.

Pour la médecine chinoise, la dépression est avec l’ennui, la peur, l’insatisfaction, la tristesse et l’instabilité émotionnelle, l’une des six alarmes principales qui doivent vous mener sur la voie du changement.

Elle considère l’état dépressif comme le signe d’un échec, celui d’une manière de vivre, celui d’une inadaptation à notre environnement. Plus précisément, cela signifie que nous sommes face à une « désharmonisation » et une « dérégularisation » générale de l’individu où le Qi (notre énergie) a du mal à communiquer avec le sang. Cela se traduit souvent par un décrochage émotionnel, nos émotions rompant les liens avec nos organes. Sans soin, la dépression peut durer des années, voire être fatale. Le recours à l’acupuncture et à la pharmacopée chinoise s’impose à tous les stades de son processus thérapeutique. Le Qi Gong aussi offre une bonne alternative car il dynamise tout l’organisme, aidant du même coup à combattre la dépression.

Ce n’est vraiment pas le moment de sombrer dans la dépression

Plus surprenant encore, saviez-vous que votre dépression pouvait être liée à… l’automne !

En effet, la médecine chinoise a la particularité d’englober tous les aspects de la vie. Pour elle, chacun de ces aspects influe sur notre état de santé. Parmi eux, l’impact des saisons occupe une place importante, car les facteurs climatiques qu’ils génèrent font justement partie des principales causes des maladies.

Ainsi, il n’y a pas que nos vêtements ou notre alimentation qui doivent varier au rythme des saisons, mais notre vie tout entière. C’est l’ensemble de notre être, avec tous ses composants physiques et psychiques, qui doit s’adapter aux changements des saisons.

Un automne bien différent du nôtre

Dans le calendrier chinois, l’automne a déjà commencé depuis le 7 août dernier. Il s’agit d’un calendrier luni-solaire, c’est-à-dire qu’il est fondé à la fois sur le cycle annuel du soleil, mais aussi sur le cycle des phases de la lune, ce qui le rend doublement précis.

Si, dans la nature, l’automne est la saison de la récolte des céréales et de certains fruits, en physiologie chinoise, c’est la saison où les reins commencent à se « recharger » en Qi et où les relations qu’ils entretiennent avec le poumon ont tendance à se déséquilibrer.

Le rôle principal du poumon est d’être le bouclier du corps. Si on ne prend pas soin de lui, on s’expose aux infections les plus courantes touchant la sphère ORL : grippe, rhume, rhino-pharyngite, mal de gorge, toux, etc.

Un autre rôle du poumon est d’« héberger » l’aire émotionnelle dominée par l’anxiété. Nous serons particulièrement sensibles en automne aux abattements psychologiques et aux baisses de tonus psychique. En d’autres mots, l’automne ouvre la porte à la dépression.

Voilà pourquoi je tenais à vous présenter le prochain dossier des Secrets de la Médecine Chinoise, consacré à un thème en apparence anodin mais bien plus crucial qu’il n’y paraît : l’automne. Car si le diable est dans les détails, alors l’automne est un détail de poids.

Vivez en harmonie avec les saisons

Dans ce nouveau dossier des Secrets de la Médecine Chinoise, notre expert Patrick Ledrappier, Président de l’Association Médecine Chinoise France, vous livre :

  • des conseils généraux à suivre (de type à quelle heure se coucher et dans quelles circonstances…) ;
  • des exercices pratiques ;
  • des conseils diététiques ;
  • des préparations d’infusions et de décoctions ;
  • des formules de pharmacopée chinoise ;
  • les principaux points d’acupuncture à utiliser en cette saison.

De quoi passer un automne dans les meilleures conditions qui soient, éviter que la déprime saisonnière ne vire au drame et se prémunir des dangers qui nous entourent sans que nous en soyons toujours conscients.

 

 

 

SOURCE

 

Santé Nature Innovation

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