L’ORTIE , UNE PLANTE MAGIQUE POUR LA SANTE !

ortie

ON VOIT DE PLUS NE PLUS QUE LES INDUSTRIES PHARMACEUTIQUES NOUS VENDENT DES PRODUITS CHIMIQUES DANGEREUX POUR LA SANTÉ… ET QUE FINALEMENT TOUTES LES RÉPONSES SONT DANS LA NATURE !

BUZINESS ET SANTÉ NE SONT PAS TOUJOURS BONS AMIS !

 

 

 

Arthrose, prostate, calculs rénaux, eczéma, maux de tête, chutes de cheveux, inflammation des voies urinaires : l’ortie compte parmi les plantes médicinales les plus efficaces, elle fait partie des fondamentaux dans l’armoire à pharmacie familiale.

 

L’ortie, cette plante si détestée, compte parmi les plantes médicinales les plus efficaces.

C’est devenu une plaisanterie, avec mes amis jardiniers bio : si nous étions raisonnables, nous arrêterions nos semis, nos bouturages, nos greffes, nos recherches sur les symbioses de plantes et d’insectes.

Nous transformerions nos potagers en champs d’ortie. Ce qui suffirait à nous nourrir, nous soigner, nous vêtir !

Cela plairait aux animaux : tous aiment les orties, à commencer par les poules et les papillons. Selon le naturopathe prêtre suisse Kuenzle, grand spécialiste des plantes, l’ortie aurait disparu depuis longtemps si elle ne piquait pas pour éloigner les profiteurs. Car tous les animaux (dont l’être humain) se seraient jetés dessus !

Tout est bon dans l’ortie

L’ortie fait partie de ces plantes dont chaque partie est utile : racine, tige, feuilles, fleurs et graines.

L’ortie, meilleure amie de l’homme ! Ce qui est difficile à entendre dans une société qui n’apprend à ses enfants à reconnaître cette plante que pour s’en méfier, la fuir.

Le souvenir ne s’est pas encore perdu, toutefois, de la soupe aux orties.

 

La soupe aux orties : un grand classique de la cueillette sauvage.

Il paraîtrait qu’elle est devenue chic, « branchée » même [1].

Je vais donc commencer par elle. Parce que c’est un classique. Parce qu’on n’a pas vraiment le droit, au fond, de ne pas savoir faire de la soupe aux orties quand on se prétend intéressé par la santé naturelle et bio.

Mais je me permettrai de vous donner ensuite la recette du jus d’ortie, de l’infusion, de la teinture d’ortie, de l’indispensable shampooing d’ortie, le grand espoir pour les chauves. C’est par là que vous obtiendrez la plupart de ses effets thérapeutiques.

Un site Internet complet, Urticamania, est consacré à l’ortie et à tous ses usages. Visitez-le, c’est impressionnant [2]. Il y a aussi un festival, Orties-Folies, chaque année au mois d’avril à La Haye-de-Routot (Eure).

Ma recette de la soupe aux orties

Il faut d’abord trouver des orties, évidemment. Plusieurs mètres carrés (idéalement au moins 3 m2). Les orties ne doivent pas être en fleur. Les pousses doivent être jeunes et tendres, donc en avril-mai. Les orties, toutefois, font une seconde poussée à l’automne ce qui signifie que vous n’avez pas encore raté la saison 2016.

Choisissez les pousses qui ne font encore que 30 ou 40 cm de haut et prélevez les 15 cm de la partie supérieure.

Quand vous en avez 200 g, lavez-les à grande eau et coupez-les en gros tronçons. L’ortie abrite de nombreux insectes, donc le lavage est très important, surtout pour les recettes qui suivront, où l’ortie est utilisée crue.

Mais revenons à notre soupe :

Faites chauffer de l’huile d’olive au fond d’une cocotte pouvant contenir 1,5 l de soupe. Jetez-y des oignons émincés et faites les revenir 5 min à feu doux, en remuant régulièrement.

Ajoutez ensuite les orties coupées en gros tronçons et éventuellement des pommes de terre pour épaissir, si vous comptez manger toute votre soupe le jour même (les pommes de terre dans la soupe ne se conservent pas, même au frigo). Ajoutez 1,5 l d’eau. Salez, portez à ébullition et laissez mijoter à petit feu pendant 20 min.

Hors du feu, mixez le mélange afin d’obtenir un velouté, gouttez, et corrigez éventuellement avec du sel et du poivre.

C’est très bon, les orties cuites ressemblent aux épinards. Mais si ce sont les effets de l’ortie pour l’arthrose, la prostate, l’eczéma, les maux de tête ou les chutes de cheveux qui vous intéressent, tournez-vous vers le jus d’ortie et les autres moyens de l’utiliser.

L’ortie qui soigne

L’ortie est principalement reconnue contre les problèmes de prostate, les infections urinaires et contre les rhumatismes. Je commencerai donc par ces trois affections :

Prostate : l’hypertrophie bénigne de la prostate est le gonflement, avec l’âge, de la prostate, une glande qui se trouve sous la vessie. Traversée par l’urètre (canal urinaire), la prostate freine et bloque le flux urinaire lorsqu’elle gonfle.

Cela provoque des symptômes pénibles pour les hommes, qui n’arrivent plus à uriner complètement, et vivent avec une impression permanente d’avoir besoin d’aller aux toilettes.

(la suite ci-dessous)

Annonce spéciale

 Or, plusieurs études ont montré l’efficacité de la racine d’ortie, d’un mélange de racine d’ortie et de palmier nain (une autre plante efficace contre l’hypertrophie de la prostate), et d’un mélange de racine d’ortie et de pygeum, une plante africaine également connue pour la même indication [3].

Dans tous les cas, les études ont été concluantes. Dans tous les cas aussi, ces études étaient de dimension modeste, ou alors sans groupe placebo. Ces limites, liées évidemment à l’absence d’intérêt financier derrière l’ortie, la plante n’étant pas brevetable, ont servi de prétexte fallacieux à ce que ces résultats soient discutés et, globalement, ignorés de la médecine conventionnelle.

Je signale néanmoins que, dans ces études, l’ortie et le palmier nain se sont révélés aussi efficaces que les médicaments classiques finastéride et tamulosine.

Ce n’est pas de la paranoïa que d’imaginer, ou supposer, qu’il y a un lien avec l’étrange silence qui règne dans les milieux médicaux sur l’ortie.

Il est en tout cas bon de savoir que l’Organisation mondiale de la santé, la Commission allemande pour les plantes médicinales (Commisssion E) et l’Organisme européen de reconnaissance des plantes (ESCOP) reconnaissent tous l’usage de la racine d’ortie pour soulager les problèmes urinaires liés à la prostate.

L’usage est excessivement simple : il suffit de prendre 1,5 g de racine séchée et de les mettre dans 150 ml d’eau froide. Faire bouillir 1 min puis laisser reposer 10 min hors du feu. En prendre une tasse, 3 à 4 fois par jour.

Ou alors vous pouvez prendre un complément alimentaire de 240 mg d’ortie et 320 mg de palmier nain. Le plus connu est un produit allemand, qui fut utilisé pour les études. Il s’agit de Prostagutt Forte®, aussi appelé PRO 160/120® (je ne touche aucune commission, pas plus que sur tous les autres produits que je recommande dans mes lettres).

Arthrite, rhumatisme : le traitement de base, traditionnel, qui existe aussi bien chez nous qu’en médecine ayurvédique (médecine traditionnelle indienne), consiste simplement à appliquer sur les endroits douloureux des feuilles d’ortie fraîches (qui piquent). On pose les feuilles pendant 30 secondes, et on les retire. L’efficacité a été établie en 2000 par des chercheurs britanniques [4]. Il s’agit d’un traitement pour courageux.

À noter cependant une pratique encore plus exigeante : la flagellation thérapeutique avec des orties fraîches (se fouetter avec des orties). La pratique remonte à l’Antiquité et elle était toujours recommandée par Nicholas Culpeper, célèbre médecin anglais de la première moitié du XVIIe siècle. En pratique, il faut fouetter le dos ou les articulations douloureuses avec un bouquet d’orties fraîches et urticantes (type petite ortie, Urticas rurens). Certes, le traitement est désagréable sur le moment, mais le soulagement est bien réel ensuite. Cette technique est utilisée un peu partout dans le monde, principalement en zone tempérée – les orties tropicales font beaucoup trop mal. Son efficacité a été confirmée scientifiquement par un test clinique britannique.

Pour être efficace, l’urtication doit durer 30 secondes par jour et être poursuivie de 1 à 7 jours. Elle ne doit pas être pratiquée chez les enfants et les femmes enceintes.

Le site Urticamania cite un témoignage (que je n’ai pas retrouvé) qui aurait été publié par de la fondation américaine de l’arthrite Arthritis today [5], à propos d’un certain James, âgé de 55 ans :

« Souffrant de sévères douleurs lombaires et cervicales, celui-ci connaissait un naturopathe qui souhaitait l’utiliser pour une expérience d’urtication. James, qui ne croyait absolument pas à la médecine par les plantes, accepta par défi, croyant infirmer les affirmations de son ami. L’expérience fut atrocement douloureuse, en particulier dans les minutes suivant la flagellation. Mais une demi-heure plus tard, les rougeurs avaient disparu et la lombalgie chronique s’était envolée, de même que les douleurs cervicales. Le soulagement devait persister pendant une semaine, faisant oublier la sévérité du traitement.L’explication scientifique de l’efficacité de l’urtication viendrait de l’histamine contenue dans les poils urticants. Elle provoque la sensation de démangeaison, mais aussi un élargissement des capillaires locaux, permettant au système sanguin de mieux irriguer et réparer la zone malade. [6] »

Bonne nouvelle néanmoins, une étude récente a montré que l’effet est le même en appliquant une simple teinture alcoolique d’ortie (de l’alcool dans lequel des feuilles d’ortie ont macéré). Il faut badigeonner les parties atteintes, plusieurs fois par jour avec de l’esprit d’ortie (parties aériennes de la plante, distillées, à 50 % d’alcool), ou utiliser en compresse ou en cataplasme.

Inflammation des voies urinaires, calculs rénaux : le principe est de boire des tisanes d’ortie, du jus d’ortie ou encore de la teinture alcoolique d’ortie diluée dans 5 volumes d’eau.

On peut aussi prendre des extraits de feuilles et de fleurs séchées, en capsules ou en comprimés : 300 mg à 700 mg, 3 fois par jour. Là aussi, il est important de beaucoup boire.

Le jus frais de la plante, très concentré, se consomme en petites quantités : 5 ml à 10 ml, 3 fois par jour. Il faut le faire à l’extracteur de jus, et il ne se conserve que quelques heures. On trouve parfois du jus d’ortie qui se conserve en magasin bio.

Maux de tête, eczéma, repousse de cheveux

Les autres bienfaits des orties, comme le traitement des maux de tête, de l’eczéma, de la repousse des cheveux, sont tirés des traditions médicinales et de récits de guérisseurs.

La célèbre herboriste autrichienne Maria Treven, auteure de La Santé à la Pharmacie du Bon Dieu, consacre un de ses plus gros chapitres à l’ortie, qui fait partie de ses plantes préférées. Elle ne cite cependant pas les problèmes de prostate, et à peine les rhumatismes.

Pour elle, l’ortie est avant tout une plante purifiante, reminéralisante, riche en fer, permettant de lutter contre la fatigue, les maladies du foie, les troubles de la circulation sanguine et d’innombrables autres maux (tumeurs, crampes, sciatique…).

Elle recommande une cure de désintoxication chaque année au printemps, pendant 4 semaines, avec des tisanes d’ortie. La tisane d’ortie est un peu insipide et je recommande d’y ajouter quelques feuilles de menthe ou de camomille.

Maria Treven raconte en particulier cette histoire émouvante :

« Un jour, un homme âgé vint vers moi en pleurant. Trois ans plus tôt, il avait attrapé la grippe. Depuis, son urine était marron foncé et il souffrait de maux de tête atroces. Rien ne l’aidait, ni les nombreux comprimés qu’on lui prescrivait, ni les piqûres (les derniers temps, dans la région de la tête). Au contraire, les maux de tête devinrent pires, il était proche du suicide. Je lui rendis courage et lui conseillai des orties fraîches. Deux litres et demi de tisane répartis sur toute la journée, voilà ce qu’il devait boire. Au bout de quatre jours, il me téléphona pour me dire que ses maux de tête avaient totalement disparu. Un peu plus tard, sa femme me déclara qu’il se sentait mieux qu’avant la grippe. [7] »

Concernant le shampoing aux orties, il suffit de laisser infuser une poignée de feuilles d’ortie sèches dans un demi-litre d’eau bouillante. Couvrir et laisser reposer une nuit avant de filtrer. Ajouter ensuite 150 g de savon liquide (soit environ un verre à moutarde) et une demi-cuillère à café d’huile d’amande douce. Si l’on dispose d’huile d’argan ou de noyaux d’abricot, c’est encore mieux. On peut aussi ajouter une cinquantaine de gouttes d’huile essentielle de lavande ou de cèdre bio. Agiter le mélange, mettre en bouteille et étiqueter [8].

L’ortie est réputée pour faire repousser les cheveux, et Maria Treven lui attribuait ses cheveux vigoureux et sans pellicules.

Cueillir des orties à mains nues

L’ortie, une fois séchée ou trempée dans l’eau chaude, ne pique plus.

Néanmoins, chacun sait combien le contact de ses feuilles est douloureux. On dit que les orties sont « urticantes », et c’est même ainsi qu’on les appelle en latin : Urtica.

Les orties sont hérissées de poils en silice, qui recouvrent leurs feuilles, leurs tiges et même leurs fruits.

Les plus grands de ces poils sont de véritables seringues hypodermiques (qui traversent la peau). À la base de ces seringues se trouve une ampoule remplie de toxines chimiques (histamine, acétylcholine, sérotonine et acide formique). Au moindre contact, ces seringues traversent votre peau et injectent les toxines qui provoquent des boutons et une sensation de brûlure.

La grande ortie rencontrée en sous-bois est très peu urticante. Certaines variétés tropicales, en revanche, piquent si fort que la douleur peut durer plusieurs mois.

Pour saisir l’ortie sans se piquer, le plus simple est de mettre un gant en caoutchouc épais. Si l’on n’a pas de gants, il faut saisir la tige d’ortie à la base, là où elle a très peu de poils urticants, mais la tige fibreuse risque d’être difficile à casser, sauf chez les jeunes orties au printemps.

On peut aussi tenir les feuilles supérieures d’ortie entre le pouce et l’index, de part et d’autre de la tige, et remonter la main en serrant. Les poils de la grande ortie étant en majorité obliques et dirigés vers la pointe de la feuille, on se piquera moins de cette manière. Mais cette méthode ne fonctionne pas avec la petite ortie (Urtica urens), dont les poils-seringues partent dans toutes les directions.

En cas de piqûre, frotter la zone piquée avec des feuilles d’ortie écrasées, des feuilles d’oseille ou de plantain. Ça n’enlève pas complètement l’irritation, mais ça l’apaise sensiblement.

 

 

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