Un Français sur cinq à découvert tous les mois !

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On appelle ça le progrès ? La crise ? Et ça ira mieux demain ?

Un peuple endetté c’est comme un pays endetté… il est soumis, il a peur, il obéit.. il n’a plus le temps pour réfléchir…

Il subit… Il est temps que le peuple arrête de donner sa vie pour des industriels milliardaires et des gouvernements corrompus…

Il manquerait en moyenne 464 euros par mois aux ménages français pour pouvoir vivre convenablement, selon une étude menée par l’institut de sondage CSA pour Cofidis. S’il remonte depuis quelque temps, le pouvoir d’achat a diminué depuis 2010.

 

Stable mais faible. C’est l’état du pouvoir d’achat des Français selon l’enquête réalisée par CSA pour l’organisme de crédit Cofidis. Et pour pouvoir vivre convenablement, il leur manquerait, en moyenne, 464 euros à la fin de chaque mois. Par « convenablement », le commanditaire du sondage entend : « Pour dépasser les dépenses obligatoires que sont l’alimentation de base, le loyer et les études des enfants. » À en croire le CSA, si la somme paraît assez importante, elle reste sensiblement la même depuis 2014.

Les loisirs laissés pour compte

S’ils le pouvaient, 51 % des Français injecteraient cette somme dans les loisirs (+ six points par rapport à l’année dernière). Les personnes interrogées déclarent rogner sur la partie équipement de la maison, l’habillement et aussi l’alimentation : 16 % d’entre elles restreignent en priorité leurs dépenses de nourritures et de restauration.

Santé et logement intouchables

Ces données corroborent une autre étude publiée par 60 millions de consommateurs en mai 2016. L’enquête mettait en avant le fait que 64 % des sondés consentaient à un effort pour sauvegarder les dépenses de santé ainsi que de logement (52 %).

Cet arbitrage des dépenses est devenu le nerf de la guerre. Face à cette situation, près de 8 % des Français se considéreraient déjà en situation de pauvreté, selon CSA/Cofidis. Ce sentiment pousse alors à piocher dans son épargne. Un Français sur cinq termine le mois à découvert (environ 19 %, soit trois points de plus que l’an dernier). Plus largement, 46 % d’entre eux y ont recours au moins une fois par an.

Ainsi, le découvert bancaire se généralise et devient un moyen comme un autre de gérer son budget. Celui-ci s’élèverait à environ 360 euros, toujours selon Cofidis. Dans l’enquête de 60 millions de consommateurs, deux sondés sur trois déclaraient également connaître régulièrement des difficultés financières : 42 % se privent plus qu’avant et 21 % ont plus de mal à joindre les deux bouts. Côté épargne, 58 % avaient puisé dedans en 2015 et 47 % envisageaient de le faire en 2016.

Un avenir incertain

Quel avenir pour l’évolution du pouvoir d’achat ? Seuls 38 % des représentants de la classe moyenne inférieure pensent qu’il va rester stable, contre 50 % craignant de le voir diminuer. Si la classe moyenne supérieure est plutôt confiante, les ménages modestes sont, eux, inquiets à 47 % de voir leur pouvoir d’achat chuter.

Pour Mathieu Plane, directeur adjoint au département analyse et prévision à l’Observatoire des conjonctures économiques (OFCE), la précarisation du travail va dans ce sens : « Les temps partiels subis, les CDD et l’intérim, qui ont augmenté depuis la crise, créent une forme d’insécurité dans le travail qui empêche certains ménages d’envisager sereinement l’avenir. »

> Le sondage CSA/Cofidis a été réalisé sur internet du 23 au 25 août, auprès d’un échantillon de 1 001 personnes représentatif de la population française âgée d’au moins 18 ans.

Alexandre Festaz

Un Français sur cinq à découvert à la fin du mois, cette estimation vous paraît crédible ?

En partie oui, c’est le reflet d’un sentiment général que l’on peut chiffrer. Depuis la crise de 2010, le pouvoir d’achat des Français a subi un gros choc. Alors que jusqu’en 2007, il augmente en moyenne de 700 euros par an, il s’est stabilisé entre 2008 et 2010. En 2011, le choc fiscal est important et les ménages perdent environ 1 500 euros de pouvoir d’achat par an. Il y a ensuite eu un redressement grâce à la chute du prix du pétrole, les efforts ont permis la création d’emplois mais, par comparaison, ce n’est pas suffisant.

8 % des Français disent se considérer pauvres, d’autres n’hésitent plus à piocher dans leur épargne. Comment se comportent-ils face à cette situation ?

Tout d’abord, cela crée une forme d’insécurité. Mais tous les ménages ne réagissent pas pareil. Certains, ceux qui le peuvent, ont une épargne de précaution. Pour d’autres, il n’y a pas de marge de manœuvre. Face à une augmentation des taxes, ils vont être à découvert. C’est là que se crée une forme forte de précarité. Sans oublier le nombre de chômeurs en hausse de plus d’un million depuis le début de la crise.

Peut-on se montrer optimiste pour l’évolution du pouvoir d’achat ?

Disons une forme d’optimisme relatif. Si on suit l’étude de Cofidis, les 464 euros par mois manquants représentent plus de 5 500 euros par an. C’est une somme colossale. Pour améliorer le pouvoir d’achat, il faut agir sur deux volets. Le premier : la fiscalité au niveau national. Plus de 60 milliards ont été prélevés aux ménages, il faut les redistribuer ou mieux les répartir pour les classes moyennes et populaires. Le second : il faut voir sur le plus long terme la question de la politique de la croissance. En relançant l’investissement en France, mais aussi en Europe.

Recueilli par Alexandre Festaz

Les livrets d’Épargne ne rapportent pratiquement plus. Une moyenne de 0,87 % en mars selon la Banque de France, à peine 0,75 % d’intérêts pour les 61,6 millions de détenteurs de Livret A (92,8 % de la population !). Malgré les baisses successives des rendements de cette épargne réglementée protégée et disponible, malgré les taux très faibles des emprunts immobiliers, les Français persévèrent à placer des capitaux à l’abri.

La différence entre les revenus et la consommation, ce qu’on appelle les taux d’épargne, dépasse toujours 15,8 % des revenus disponibles des ménages au premier trimestre de l’année. Seuls les Allemands, champions du monde de l’Épargne, restent au-dessus de cette moyenne.

Le Cercle des Épargnants explique cette prudence avant de délester le bas de laine par deux phénomènes. Tout d’abord, confrontées à l’aversion au risque de leurs clients, les banques multiplient fonds en euros d’assurance-vie et comptes à terme, qui garantissent des rendements supérieurs aux livrets, à condition de laisser l’argent sur des durées plus longues. En fait, les 15,8 milliards retirés des livrets en 2015 ont été transférés sur ces produits financiers et n’ont pas été utilisés pour des dépenses.

Ensuite, les ménages français fonctionnent au moral et observent l’environnement économique et social. Instabilité de l’emploi, hausse du coût des études, déremboursements de médicaments, incertitudes sur les pensions, coût des maisons de retraites : ces incertitudes anxiogènes ont renforcé l’épargne de précaution. La consommation ne décolle plus même quand les revenus des familles augmentent et ne peut plus être le moteur de la croissance.

464 euros par mois

C’est la somme moyenne que les Français interrogés par l’institut de sondage CSA jugent nécessaire pour « vivre confortablement » – soit investir « dans tout ce qui ne concerne pas les dépenses obligatoires que sont l’alimentation de base, le loyer et les études des enfants », selon le commanditaire du sondage, Cofidis.

Cette somme s’entend une fois payées toutes les dépenses contraintes (logement, énergie, impôts…).

Pour les loisirs en priorité

La majorité des Français interrogés consacreraient ces 464 € en priorité aux loisirs. Viennent ensuite l’équipement de la maison, puis l’habillement.

Un montant stable

Depuis cinq ans, cette somme n’a évolué que de quelques euros, dans un sens ou dans l’autre. L’année dernière, elle était ainsi estimée à 467 euros.

Très cher découvert…

En France, en moyenne, 1 Français sur 5 termine le mois à découvert. Cofidis – qui vend du crédit – ne manque pas de rappeler que, s’il est facile, le découvert est plus coûteux que le crédit à la consommation (jusqu’à près de 14 % pour un découvert non autorisé).

Pourtant, près d’un Français sur deux dit y avoir recours au moins une fois dans l’année. 46 % des Français interrogés le considèrent comme un outil de gestion budgétaire comme un autre. Le découvert s’élève en moyenne à 360 €.

L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) a publié le 5 septembre dernier un premier bilan de la politique économique du quinquennat de François Hollande. Il constate qu’il s’est produit un transfert des ménages vers les entreprises, en augmentant les impôts des premiers pour abaisser les charges des autres. Conséquence : le pouvoir d’achat d’un ménage français moyen annuel a baissé de 350 euros depuis 2010, soit un peu moins de 1 %.

Si ce sacrifice s’est avéré utile, redressant les marges des entreprises de retour à leur plus haut niveau historique du début des années 2000, il a aussi pénalisé les ménages qui disposaient de revenus ; Ces derniers ont donc moins consommé. Or comme le redémarrage de la création d’emploi n’est pas suffisant pour absorber les 150 000 nouvelles personnes qui arrivent chaque année sur le marché du travail, le pouvoir d’achat a globalement continué de diminuer.

360 C’est en euros la moyenne du découvert pour les 20 % de ménages qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts à la fin du mois, selon le calcul des organismes de crédit.
source
http://www.citoyens-et-francais.fr/2016/09/un-francais-sur-cinq-a-decouvert-tous-les-mois.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail
http://www.leprogres.fr/economie/2016/09/14/un-francais-sur-cinq-a-decouvert-tous-les-mois

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