Cancer : le mariage augmente la survie

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LE MEILLEUR REMÈDE POUR DÉMARRER … ÊTRE BIEN ENTOURE…

AUCUN MÉDICAMENT NE PEUT REMPLACER L’AMOUR, LE BIEN ÊTRE PSYCHIQUE ET DONNER AUTANT DE FORCE POUR DÉMARRER UN TRAITEMENT PARFOIS DOULOUREUX ET ÉPUISANT…

Le suivi d’un million de malades américains montre l’importance majeure du conjoint.

Lorsque l’on a un cancer, être marié augmente nettement les chances de survie. Un résultat surprenant révélé lundi par une étude américaine menée sur plus d’un million de malades à partir des données d’un registre couvrant un quart de la population américaine.

Pour le Dr Sarah Dauchy (Institut Gustave-Roussy, Villejuif), présidente de la Société française de psycho-oncologie: «Ceci est parfaitement cohérent avec les données qui montrent l’impact positif du support social sur la survie.» Le support social, apporté par le conjoint ou les proches consiste à lui apporter du réconfort, qu’il soit matériel ou émotionnel.

«Ce qui est très surprenant, poursuit le Dr Dauchy, c’est l’ampleur de l’effet.» L’étude, publiée dans le Journal of Clinical Oncology, montre ainsi que le mariage accroît la survie de 20 %. Les époux ont aussi plus de chance de recevoir un traitement approprié. C’est-à-dire de bien suivre leur traitement. De nombreux travaux ont montré que l’adhésion au traitement est plus forte lorsque l’on est soutenu par un conjoint.

Plus fort que la chimiothérapie

Les résultats montrent aussi que cet effet bénéfique existe quel que soit le cancer. La survie est ainsi améliorée de 12 à 33 % pour les dix cancers les plus fréquents et l’ampleur de l’effet dépasse même celui de la chimiothérapie pour cinq cancers: la tête et le cou, la prostate, le sein, le colon et rectum, et l’œsophage. Enfin, l’étude montre que les malades ont 17 % de risque en moins d’avoir un cancer à un stade avancé au moment ou il est diagnostiqué, s’ils sont mariés. Il est donc possible que le mariage favorise un diagnostic plus précoce. Mais cela ne suffit pas à expliquer les meilleures chances de survie, car même en tenant compte du stade auquel le cancer est diagnostiqué, ce que les biostatisticiens ont fait, les malades mariés ont plus de chance de vivre plus longtemps. «Le conjoint encourage probablement à consulter un médecin lorsque des symptômes apparaissent», supposent les chercheurs.

Il est dommage que l’étude n’ait distingué que cinq statuts maritaux: marié, séparé, divorcé, veuf, jamais marié. Après tout, l’effet bénéfique de mariage n’est-il pas identique dès lors que l’on vit en couple? «Difficile d’extrapoler, car ce qui fait la force de cette étude est justement d’avoir pris un critère indiscutable, le mariage. De plus, la sécurité matérielle est plus souvent associée au mariage», explique le Dr Dauchy. «Les patients mariés présentent moins de détresse, de dépression et d’anxiété que les autres après un diagnostic de cancer, car les époux peuvent partager la charge émotionnelle et offrir un support social», détaillent les auteurs de l’étude.

«À qui faire encore confiance face à un possible cancer, si ce n’est à ceux que l’on aime?» Ces mots délicats, signés de la main du mari du Dr Sylvie Froucht-Hirsch dans la postface de son livre Le Temps d’un cancer, chroniques d’un médecin malade (Éditions Érès, 2012) soulignent avec pudeur le formidable effet thérapeutique qu’apporte l’amour des proches.


Le témoignage de Jean d’Ormesson

L’académicien Jean d’Ormesson a témoigné, mardi sur RTL, de son long combat contre le cancer:

«Je n’ai jamais pensé à la mort, je pensais simplement à guérir. J’ai mis toutes mes forces à guérir. Pour ce qui est de la maladie, je me réfugie derrière Vauvenargues: “il est indigne des grandes âmes de faire part de troubles qu’elles éprouvent”. Ce n’est pas que je me prenne pour une grande âme… Mais si j’en parle c’est pour me dire qu’il y a des gens plus malheureux que moi. Et la leçon que ça m’a donnée, c’est que j’ai senti à quel point j’étais privilégié. Les gens m’ont aidé, je connais des gens. Ce n’est pas uniquement une question d’argent. Je pense aux gens qui sont malades et qui ne connaissent personne. Qu’est-ce qu’ils font? Je pense à tous ceux qui n’ont pas les moyens de se débrouiller avec tous ces papiers, avec tout ça… C’est effrayant. Je suis sorti de cette épreuve avec les idées que j’avais en y entrant mais socialement avec une teinture d’extrême gauche. J’ai appris que l’homme était formidablement adaptable. Je me suis trouvé dans des situations où je n’aurais jamais cru que je pourrais survivre… Ça m’a appris la force de l’amour.»

 

SOURCE

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/09/24/21299-cancer-mariage-augmente-survie

 

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