ON NOUS A DIT DANS LES MEDIAS QUE C’ETAIT LES MANIFESTANTS QUI DETRUISAIENT LE MEMORIAL ET ETAIENT DANGEREUX LORS DE LA COP 21 …. ON NOUS MENTIRAIT ??

 

Les dangereux et invasifs compteurs Linky installés durant la COP21

Publié par wikistrike.com sur 1 Décembre 2015, 11:06am Catégories : #Ecologie – conso – biodiversité – énergie, #Santé – psychologie

Jusqu’à 40.000 compteurs électriques communicants posés chaque jour: le gestionnaire du réseau de proximité ERDF commence mardi à déployer dans tous les foyers français 35 millions de boîtiers téléopérables Linky, un vaste chantier controversé qui durera six ans. Finis les passages du technicien chargé de relever les compteurs: la consommation sera mesurée en temps réel et transmise une fois par jour jusqu’au fournisseur d’électricité, permettant une facturation plus précise que celle basée sur des estimations. Et tout cela sans surcoût pour le consommateur. D’ici à la fin 2021, le territoire français se coloriera progressivement de vert anis, couleur du compteur de nouvelle génération qui peut recevoir des ordres à distance, par exemple pour une mise en service ou un changement de puissance. Après une expérimentation à grande échelle à Lyon et en Indre-et-Loire, une première vague de trois millions d’appareils sera installée d’ici à fin 2016, avant le lancement de son cousin pour le gaz, Gazpar, par GRDF. « On ira jusqu’à la pose de huit millions de compteurs par an, soit 40.000 compteurs par jour », souligne auprès de l’AFP, Bernard Lassus, directeur du programme Linky chez ERDF, une filiale d’EDF.

Pas moyen d’y échapper, le remplacement des anciens boîtiers est obligatoire, rappelle le gestionnaire, qui pose avec Linky la première brique des futurs réseaux électriques intelligents (« smart grids »), capables d’intégrer la production intermittente issue des énergies renouvelables.

Compteur Linky: votre vie privée et votre santé sont en danger !

Les compteurs Linky d’ERDF, censés réduire la consommation d’énergie, seront 35 millions sur le territoire français d’ici 2021. Ce déferlement fait peu de cas des inquiétudes sur le respect de la vie privée et sur les impacts sur la santé dus aux rayonnements électro-magnétiques. Passage en revue des zones d’ombre qui entourent ces compteurs.

Ils seront 35 millions sur le territoire français d’ici 2021. Bientôt rendu obligatoire par la loi sur la transition énergétique qui passera en deuxième lecture devant le Sénat au mois de juin, le compteur « Linky » d’ERDF, va progressivement remplacer tous les compteurs électriques. Les avantages de ce compteur « communicant » ? Une facture « calculée sur la base de la consommation réelle, des interventions réalisées à distance et dans des délais beaucoup plus courts », promet ERDF.

Cette nouvelle technologie devrait faciliter les économies d’énergie. Pourtant, Linky a ses détracteurs. Ils dénoncent une décision prise malgré les nombreuses interrogations qui persistent sur le respect de la vie privée et l’innocuité de ces appareils.

Indolore pour le consommateur ? 

Une première phase de déploiement de 3 millions de compteurs débutera en décembre. Pour cette phase et les suivantes, ERDF a prévu de débourser près de 5 milliards d’euros. Grâce aux relevés automatiques, et à la réduction de la marge d’erreur, le distributeur compte amortir son investissement en vingt ans. Ce dispositif dont les répercussions en termes d’emplois ne sont pas connues à ce jour, devrait permettre à l’entreprise de réaliser des économies surtout parce qu’il ne sera plus nécessaire qu’un technicien se déplace pour relever les consommations, ouvrir un contrat ou changer la puissance des installations.

Côté consommateurs, cette somme de 5 milliards restera théoriquement indolore. Mais ce n’est pas pour autant qu’il verra sa facture se réduire. « Les économies ne seront pas répercutées pour le consommateur parce qu’elles permettront de financer le déploiement », met en garde Nicolas Mouchnino, chargé de mission énergie et environnement à l‘UFC Que Choisir. Et le risque de dépassement des estimations n’est pas nul. « Sur la facture des ménages, on ne devrait rien voir passer (…) Mais il y a quand même une incertitude. Si les coûts d’installation augmentent, ou si le compteur est obsolète, c’est le consommateur qui paiera », explique-t-il à Reporterre.

Selon une étude de 2013 publiée par l’association de consommateurs et dont ERDF a contesté la méthodologie, la généralisation du compteur « intelligent » pourrait même alourdir la note. 37 % des clients seraient aujourd’hui « sous-abonnés » et paieraient pour une puissance d’abonnement inférieure à la puissance réellement utilisée. « Cette situation est rendue possible grâce à une grande tolérance des anciens compteurs dans les dépassements de puissance », explique l’étude.

Disjonctions et factures qui flambent en Indre-et-Loire

En suivant les dépenses électriques de manière détaillée, Linky peut théoriquement démasquer les comportements énergivores afin que le client réduise le gaspillage. Sauf que plus de 50 % des compteurs seraient situés à l’extérieur des logements et la plupart des autres ne sont pas facilement accessibles. Si un portail internet d’ERDF permettra de visualiser sa consommation en direct, « tous ceux qui ont des difficultés d’accès à internet sont écartés », pointe Nicolas Mouchnino. Et pour obtenir un afficheur déporté, qui permette d’accéder aux relevés depuis l’endroit de son choix, il faudra souscrire à un service payant proposé par le fournisseur d’électricité.

Pourtant, à ce jour, aucune étude indépendante n’a prouvé l’influence des compteurs communicants sur la consommation des ménages et les premiers constats sur le terrain ne sont pas franchement probants. La pose de ces nouveaux compteurs a débuté dans des zones test en 2010. Les compteurs de 150 communes et ceux d’environ 70 000 ménages des environs de Tours, ont été remplacés par des compteurs Linky.

En mars 2011, le Syndicat Intercommunal d’Energie d’Indre-et-Loire (SIEIL) a interrogé 1500 ménages du département et les maires de 150 communes ayant participé à l’expérimentation. « 9 % seulement indiquent consulter plus souvent leur consommation et 6 % annoncent avoir changé d’habitudes de consommation », précise le rapport. Le bilan est sans appel : 61 % des particuliers ne sont pas convaincus de l’utilité de ce nouveau compteur.

Plusieurs problèmes ont été pointés comme le fait que certaines personnes s’estimaient incapables de l’utiliser. Seuls 43 % des habitants interrogés estimaient d’ailleurs avoir eu une explication détaillée sur Linky lors de l’installation, malgré la complexification à venir des tarifs. Un an après l’installation le nouveau compteur, plus sensible, a aussi provoqué des disjonctions car il s’arrête dès que la puissance souscrite est dépassée, endommageant certains appareils. Les utilisateurs concernés ont donc dû changer d’abonnement pour augmenter la puissance disponible.
Un compteur un peu… intrusif

Linky inquiète aussi sur le plan du respect de la vie privée. Le système doit pouvoir éteindre certains appareils électriques à distance pour lisser les pics de consommation, mieux adapter l’offre à la demande et éviter les pannes. On parle d’« effacement » : des équipement en marche, par exemple le chauffage, sont coupés quelques minutes à distance, sans que l’utilisateur soit prévenu. Là encore, aucune étude indépendante ne mesure le gain effectif du consommateur.

Concrètement, le distributeur collecte les données de consommation avant de transmettre des informations au fournisseur. A priori, ces données ne seront stockées que sur demande explicite du consommateur. Mais les potentialités de ce système inquiètent. Pour la Commission Nationale de l’Informatique et des Liberté (CNIL), « une analyse approfondie des courbes de consommation pourrait permettre de déduire un grand nombre d’informations sur les habitudes de vie des occupants d’une habitation : heures de lever et de coucher, heures ou périodes d’absence, la présence d’invités dans le logement, les prises de douche, etc. »

© Pixabay
En Face, ERDF promet que « toutes les données de consommation sont cryptées dès la source » et « garantit ainsi la protection de ces informations personnelles qui sont la propriété du client ». Mais Pierre Le Ruz, président du Centre de recherche et d’information indépendant sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem) souligne le risque de piratage du système de communication de Linky qui fonctionne avec du Courant Porteur en Ligne (CPL). « On peut lire ce qui rentre et ce qui ressort du CPL. Avec la forme et la déformation de la fréquence, on peut connaître le type de matériel utilisé », assure-t-il avant d’alerter : « Si le danger n’est pas très grand pour les particuliers, pour une entreprise de pointe ou de technologie militaire, cela peut poser problème. »

« Il y a une intrusion, mais de là à dire qu’on sait ce que vous faites, il ne faut pas exagérer », relativise Nicolas Mouchnino. « Il est impossible de savoir si vous allumez la télévision ou écoutez la radio. Il n’y a pas de traceurs sur les équipements et la différence de consommation est insuffisante. Mais effectivement, on sait que vous êtes chez vous », explique-t-il, suggérant l’installation d’une mémoire directement sur le compteur pour que les données ne quittent pas le domicile.

Une nouvelle source d’ondes électro-magnétiques 

Mais Linky pourrait aller encore plus loin dans l’intrusion. D’après certaines associations, il impacterait jusqu’à notre santé à cause des rayonnements électro-magnétiques. « Le problème avec le CPL, c’est qu’il ne doit être utilisé que sur un réseau de distribution conçu à cet effet avec du câble blindé. Ce n’est absolument pas le cas des installations de distribution électrique standards dans les habitations », alerte l’association Robin des toits, très inquiète d’une exposition « permanente, jours et nuits, sans que l’organisme ne trouve plus aucun lieu de repos pour une récupération ».

Les radio-fréquences en question, dont les taux d’émission respectent les normes en vigueur, sont classées comme « potentiellement cancérogène pour l’homme », par l’Organisation Mondiale de la Santé. Selon les expertises effectuées par le Criirem, elles atteignent 0,2 à 0,4 volt par mètre à une distance de 50 centimètres à 1 mètre. Soit un niveau inférieur aux recommandations du Conseil de l’Europe (0,6 V/m). « Si le compteur est à au moins un mètre des personnes, il n’y a pas de problèmes », résume Pierre Le Ruz. La mise en place de câbles blindés permettrait de réduire cette distance à 30 ou 40 cm, selon lui.

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En revanche, le courant se dirige ensuite vers un concentrateur et parfois un répéteur qui fonctionnent à 900 mHz, comme certaines antennes-relais des téléphones, « un champ électro-magnétique qui s’ajoute à ce qui existe déjà », analyse Pierre Le Ruz. Pour le Criirem, les compteurs devraient donc être placés à 2 mètres de distance du lieu de vie et les concentrateurs à plus de 5 mètres. Car le déploiement des compteurs communicants « ne va certainement pas dans le sens de la modération de l’exposition. (…) Toujours plus, plus, plus, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée », s’alarme Pierre Le Ruz.

Les questions qui entourent la généralisation des compteurs Linky ne sont pas toutes clairement résolues. Or les compteurs communicants sont amenés à se généraliser. Le compteur de gaz équivalent, appelé Gazpar, sera déployé à 11 millions d’exemplaires dès 2017 et il devrait en être de même pour les compteurs d’eau.

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Linky – « Les compteurs intelligents causent le cancer » – Igor Belyaev, Dr en Radiobiologie
La science du déni : si on ne cherche pas, on ne trouve pas. Le docteur en radiobiologie Igor Belyaev s’ennuie du bon vieux temps socialiste. « C’était bien mieux à l’époque soviétique, alors qu’on voulait développer la technologie en se préoccupant de la sécurité des gens. Les normes russes [d’exposition aux radiofréquences ou RF] sont plus saines mais aujourd’hui on les rejette parce qu’aucun téléphone cellulaire ne les respecte », m’expliquait cette sommité en effets des champs électromagnétiques (CEM) en mai dernier à Bruxelles. Belyaev était l’un des conférenciers vedettes (lire sa présentation ici) du 5e Colloque de l’Appel de Paris, tenu à l’Académie de médecine belge, et qui portait sur les hypersensibilités environnementales. Igor Belyaev n’a rien d’un militant écologiste. C’est plutôt un chercheur de très haut calibre : d’abord ingénieur en physique et dosimétrie des radiations formé à la prestigieuse Académie des sciences soviétique à Moscou, il est également diplômé en génétique. Membre du groupe de travail sur les CEM de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il dirige le laboratoire de radiobiologie de deux académies nationales des sciences, l’une russe (à Moscou) et l’autre slovaque (à Bratislava). De plus, il est professeur agrégé au Département de génétique, microbiologie et toxicologie de l’Université de Stockholm, en Suède, depuis 2004. En 2010, la revue scientifique Bioelectromagnetics lui a décerné ainsi qu’à ses sept coauteurs suédois le prix du meilleur article qu’elle a publié entre 2005 et 2009. Parue en mai 2006, leur étude a démontré que les RF/micro-ondes émises par un téléphone cellulaire pouvaient provoquer des changements dans l’expression des gènes dans le cerveau de rats. Ces changements modifiaient des protéines essentielles pour la lutte contre le cancer et autres mécanismes biologiques (régulation des neurotransmetteurs, perméance de la barrière hématoencéphalique et production de mélatonine). Au sortir du colloque de Bruxelles, je me suis entretenu avec lui en marchant dans les rues de la capitale belge et siège du Parlement européen. Une douche de réalisme plutôt glaçante, voilà l’effet de ses propos. « Les CEM, c’est une très petite partie de mes recherches. Personne ne veut financer des études [rigoureuses], j’ai perdu tous mes projets en Suède. Peu importe le pays, ils sont tous gouvernés par les mêmes compagnies. Les compteurs intelligents causent le cancer et les compagnies pharmaceutiques en tirent tous les profits. Mais l’industrie trouvera toujours des centaines de médecins pour dire que ce n’est pas dangereux. » (Pour plus de détails, lire notre dossier Compteurs intelligents : des experts dénoncent la « désinformation flagrante ») Belyaev venait d’apprendre d’un collègue que la Russie voulait harmoniser ses limites d’exposition aux RF avec les normes adoptées par la majorité des pays occidentaux et qui sont mille fois plus tolérantes. « J’ai été estomaqué de l’apprendre. Il n’y a aucune raison scientifique, ce n’est qu’une décision administrative. En Union soviétique, ça n’aurait pas été possible, ce genre de décision devait être basé sur la science. Ces limites laxistes ne seront jamais reconnues en Ukraine, par exemple. » Des études bidon
Depuis trois décennies, cet expert des mécanismes biologiques du cancer a publié plus de 70 articles scientifiques, notamment sur les effets des CEM, les dommages et la réparation de l’ADN, les aberrations chromosomiques et les marqueurs moléculaires de la radiosensibilité. Selon lui, pour justifier leur politique de laisser-faire en matière d’électrosmog, les gouvernements, l’industrie et leurs mercenaires ne citent que les études qui font fi des variables physiques et biologiques qui expliquent pourquoi les faibles doses répétées de radiofréquences dans les fréquences des micro-ondes (radiofréquences entre 1 et 300 gigahertz) peuvent être nocives… ou bénéfiques : fréquence, largeur de bande, modulation, polarisation, dose, durée et cohérence du temps d’exposition et de non-exposition, environnement électromagnétique (dont le courant continu terrestre), densité des cellules, génétique, sexe, âge, différences individuelles et autres particularités physiologiques des sujets, présence de métaux lourds et de puissants antioxydants et de capteurs de radicaux libres, comme la mélatonine et le ginkgo biloba. Ces études « négationnistes » sont presque toujours financées par l’industrie ou un État voulant légitimer les limites d’exposition actuelles¹. Des limites qui, selon Belyaev et plusieurs autres experts, menacent la santé publique car elles ne tiennent compte que des effets thermiques de ces micro-ondes. (Oui, votre four à micro-ondes utilise les mêmes ondes radio que votre cellulaire, téléphone sans fil ou votre tablette Wi-Fi.) Et dès qu’un chercheur soulève la possibilité d’un risque sanitaire (effets non thermiques comme le cancer) découlant de l’exposition prolongée à de faibles doses d’ondes émises par les antennes et les appareils sans fil, le financement de recherches visant à reproduire fidèlement son étude fond comme neige au soleil. « Différents signaux électromagnétiques provoquent des effets différents, m’a-t-il expliqué. Par exemple, une télécommande ne fonctionne qu’avec des fréquences spécifiques » d’ondes radio ou infrarouges. De même, la thérapie par biorésonance est utilisée par environ 300 professionnels de la santé russes, dont le cinquième sont des médecins. Ils traitent divers problèmes de santé avec diverses radiofréquences et à des doses très précises. « Certaines thérapies ont eu de bons résultats, par exemple dans 70 à 80 % des cas d’ulcères gastriques, alors que d’autres n’étaient pas meilleures qu’un placebo, soit entre 40 et 50 % de succès. » (Lire notre dossier La biorésonance : guérir par les ondes.) La guerre des ondes
Les Russes savent depuis 1934 (Altabasheva et Il’Yashevich) que les RF peuvent être nocives sous certaines conditions. Publiés à partir des années 1960, la plupart de leurs rapports de recherches militaires n’ont jamais été traduits en anglais. « Les études sur les CEM n’étaient pas publiées, elles étaient des secrets d’État, explique Belyaev. Dix instituts ont étudié les effets des micro-ondes sur le système immunitaire pendant dix ans. Les rapports ont été livrés aux ministères de la Santé et de la Défense et furent archivés. Durant la guerre froide, les micro-ondes étaient considérées comme des armes militaires, tout comme aux États-Unis. » En effet, en 1976 la presse américaine révélait que l’ambassade des États-Unis était irradiée depuis 1953 de micro-ondes de 0,6 à 9,5 gigahertz dirigées par des sources soviétiques. À partir de 1975, leur intensité a augmenté jusqu’à 18 microwatts par centimètre carré (7,8 volts par mètre), affirmait au colloque de Bruxelles l’épidémiologiste David O. Carpenter, de l’Université d’Albany (NY). « L’ambassadeur Stoessel souffrait d’hémorragies oculaires et d’une maladie du sang. Trois hommes sont décédés de cancer, cinq femmes ont subi une mammectomie liée au cancer », écrivait récemment l’ingénieur suisse Pierre Dubochet, ancien chef technique de la radio neuchâteloise. Le Département d’État américain a lancé une enquête. Conclusion : aucune relation entre les problèmes de santé du personnel et l’exposition aux micro-ondes ne fut trouvée, selon une conférence sur le sujet prononcée en 1979 par le professeur de médecine Herbert Pollack. Les employés de l’ambassade n’y ont pas travaillé en assez grand nombre et assez longtemps pour tirer des conclusions, nuance le Dr Carpenter : « Bien qu’aucune hausse du cancer ne fut trouvée, plusieurs personnes y ont développé la  »maladie des micro-ondes » consistant de dépression, d’irritabilité, de difficultés de concentration et de pertes de mémoire (Pollack, 1979). » Les Américains au courant
En 1970, la NASA publiait la traduction d’un rapport édité par I.R. Petrov, de l’Académie des sciences médicales de l’URSS, intitulé Influence of microwave radiation on the organism of man and animals. On y fait état de symptômes touchant alors le quart du personnel militaire utilisant des ondes radio et radar : fatigue, étourdissements, maux de tête, problèmes de sommeil, de concentration et de mémoire, colère, etc. « Le traitement suggéré était un changement de l’assignation et l’éloignement par rapport aux CEM. Le repos et l’exercice physique étaient recommandés, des aliments nutritifs étaient offerts. Les symptômes décrits étaient les mêmes que l’on retrouverait 40 ans plus tard chez des Finnois atteints d’électrohypersensibilité » (EHS), relate l’oncologue et épidémiologiste suédois Lennart Hardell dans un tout récent article sur l’EHS comme défi croissant pour la profession médicale. Se protéger
Autant de bonnes raisons pour être prudent et éviter ou réduire le plus possible l’usage des appareils sans fil, recommande Igor Belyaev. « Je n’ai pas de Wi-Fi dans mon bureau. On m’y avait installé un modem et les émissions mesuraient 20 milliwatts (mW) par mètre carré alors que l’Association médicale autrichiennerecommande de ne pas dépasser 1 mW/m2 [équivalant à 1 000 microwatts(µW)/m2 et que la normale idéale serait d’en deçà de 1 µW/m2]. J’ai donc appelé le fournisseur pour l’éteindre et la mesure est tombée à 100 µW/m2. » L’expert ajoute que la présence de métal dans votre environnement augmente aussi votre exposition aux CEM de RF, car il agit comme réflecteur et antenne, en plus de modifier le champ géomagnétique statique de la Terre. « À un mètre de distance, 10 microtesla de statique augmente la toxicité des RF à cause des objets ferromagnétiques. Tous les métaux changent le champ géomagnétique. J’ai recommandé à Mays Swicord, chef de la santé et sécurité chez Motorola, une très bonne manière de réduire les effets nocifs des micro-ondes. Il suffirait d’une petite puce pour mesurer le champ magnétique statique et envoyer l’information à la station de base afin qu’elle fournisse une fréquence qui ne s’accouple pas au champ magnétique. Il a refusé. » (Le fabricant de téléphones cellulaires Motorola n’a pas répondu à notre demande d’explication.) Que faut-il faire donc? « Il existe bien des films d’argent pour les vitrages et de la peinture de carbone qui bloque les ondes, mais ils coûtent cher, répond Belyaev. Ils ne règleront pas le problème pour la plupart des gens. On ne peut le régler qu’en adoptant des limites d’exposition plus strictes. Il faut changer le dogme de la société, ne pas œuvrer pour le profit mais pour la santé des gens. Mais c’est trop socialiste! » 1. “Radiation Research” and The Cult of Negative Results – A Microwave News Investigation  Source of Funding and Results of Studies of Health Effects of Mobile Phone Use: Systematic Review of Experimental Studies Bias and confounding in EMF science UW Scientist Henry Lai Makes Waves in the Cell Phone Industry Cellphones and Brain Tumors 15 Reasons for Concern
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Après le compteur intelligent Linky, voici Gazpar…
Les 11 millions de foyers abonnés au gaz auront, d’ici à 2022, leur « compteur communicant », comme les 30 millions de clients électricité avec Linky. Baptisé Gazpar, son déploiement a été annoncé, mercredi 20 novembre, par GrDF, filiale gestionnaire du réseau de GDF Suez, lors du Salon des maires et des collectivités locale. Cet outil permettra notamment la transmission automatique des relevés de consommation aux fournisseurs de gaz. C’est en août que le gouvernement a donné son feu vert « sur le principe » à GrDF, qui investira 1 milliard d’euros dans ce projet. Gazpar a été mis au point dès 2007 et une expérimentation concluante avait été menée, en 2010, sur 20 000 compteurs. L’étape suivante sera une phase pilote prévoyant l’installation de 150 000 compteurs fin 2015 ou début 2016 dans 24 communes de Haute-Normandie, de Bretagne, d’Ile-de-France et de Rhône-Alpes. Puis le déploiement sera étendu de 2017 à 2022. « Ce sera le plus important projet de ce type dans le monde », estime Patrick Dardoise, directeur du programme chez GrDF, dans un entretien au Bulletin de l’industrie pétrolière (BIP). « C’est une prouesse. On va remplacer 11 millions de compteurs, soit 5 000 compteurs à changer chaque jour » pendant six ans, a expliqué la directrice générale de GrDF, Sandra Lagumina, lors de la signature de conventions avec les communes pilotes. Les régions choisies sont « représentatives de la cartographie gazière », ce qui permettra « un test grandeur nature », a-t-elle ajouté : petites et grandes communes, habitats individuels et collectifs. FACTURATION SUR LA CONSOMMATION RÉELLE Gazpar, que les clients ne pourront pas refuser, peut transmettre automatiquement les relevés de consommation des clients, via un module radio, sans l’intervention d’un agent. Ils bénéficieront ainsi d’une facturation sur leur consommation réelle, et non plus sur une consommation estimée rectifiée deux fois par ans après le passage d’un agent releveur de GrDF. Gazpar n’affichera pas plus d’informations que le compteur actuel, mais un relevé quotidien sera accessible sur internet. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) estime que le nouveau dispositif peut, grâce à un meilleur suivi, entrainer une baisse de 1,5 % de la consommation de gaz. Ce qui compenserait le surcoût de « 2 ou 3 euros par an » pour le consommateur entrainé par Gazpar, selon GrDF. Article en intégralité sur Le Monde